Jeudi 22 octobre 2009
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Les trois mots qui évoquent le mieux ce livre sont
:
- Suspens :
En tant que roman policier, le suspens n'est pas en reste. On se demande toujours qui ou quoi est réellement
derrière tous ces meutres.
En outre, le suspens est également présent dans la traque que mènent Camille, Soliman, Le Veilleux et Adamsberg
durant toute la seconde partie du roman, à bord d'une bétaillère. Ils suivent les traces du "loup garou" en se rendant sur les lieux des meurtres et avec l'aide d'une carte indiquant le potentiel
itinéraire de l'assassin tout en essayant toujours d'anticiper où il va frapper.
- Légende :
Pour tout le côté mystique du livre, la peur et les légendes sur le loup.
Pour l'atmoshpère toute particulière de cette région bercée par les loups.
- Humour
De part
: * les personnages si étranges et ordinaires à la fois. Le Veilleux qui téléphone à ses brebis, Soliman et son dictionnaire, Lawrence et ses bribes de phrase :
"Chasse souvent seul. Faudrait voir les blessures" , Camille et son livre de chevet : un catalogue d'outillages "C'était un catalogue très complet, avec des sous parties sur l'air comprimé, le
soudage, les échafaudages, le levage et des tas de rubriques prometteuses de cette sorte" et évidement le commissaire Adamsberg avec ses intuitions.
* Le langage familier et les dialogues incisifs pleins d'humour : "Alors,
ne réfléchis pas. Agis. L'audace est le luxe des esprits forts."
* Le chien, nommé "Interlock" qui signifie " tricot à
maille".
- Un passage qui représente bien le livre est:
" Comme des tisons, mon gars, comme des tisons ça fait, les yeux du loup. La nuit."
Cette phrase marqua l'enfance pyrénéenne d'Adamsberg. Il l'entendait de la voix des vieux, qui racontaient l'épopée des derniers loups de France. On la retrouve à plusieurs endroits clés du
livre, notamment quand Adamsberg se remémore son enfance, bercée par les loups.
J'ai choisi cette phrase car elle représente bien l'ambiance générale du roman. Elle est évidemment liée au loup
et montre tout le mystère et toutes les peurs ancestrales autour de ce dernier. Ces paroles, transmises de génération en génération, des ancêtres au plus jeunes, de père en fils pour étayer la
légende.
Comme de nombreux élements du roman, elle fait référence à la nuit, période où la peur du loup est
renforcée.
- Si ce livre n'avait pas de titre, je proposerais "La Bête du
Mercantour".
Le livre fait clairement référence à La Bête du Gevaudan, on peut donc pousser l'analogie plus loin en réappropriant ce titre légendaire, plus explicite que L'homme à
l'envers et qui pourrai mieux attirer un futur lecteur.
De surcroît, cette expression est utilisée à plusieurs reprises comme périphrase pour désigner le
meurtrier.